TERLA a été en sommeil ces derniers mois.

Nous étions tous pris par notre quotidien auquel il faut bien répondre, même si ce que nous souhaitons faire avec TERLA est sans doute plus important.

Cependant, la situation de notre société, du monde, est de plus en plus intolérable. L’individualisme, le matériel, le paraître, la disproportion croissante du niveau de vie des personnes, l’importance de l’argent, le manque d’amour et d’intérêt à l’autre sont à leur paroxysme. Nous vivons une vraie crise multiple même si nous n’entendons parler que de la crise économique. La crise est avant tout une crise des valeurs, une crise culturelle, une crise de la relation à l’autre, du monde rural qui disparaît, de la famille qui se délite,  de la solidarité qui s’effrite, du sous développement qui se développe de plus en plus ! Une crise du sens.

« Moi d’abord, les autres après » ou alors, à la limite, « moi et mes proches d’abord, et les autres après » voici le credo actuel. Ceux,  sincères, qui souhaitent vraiment s’occuper de la cité et des citoyens sont perdus au milieu des arrivistes. Ils refusent d’entrer dans le « système des intérêts personnels et des luttes de pouvoir » et arrivent donc rarement à des postes d’importance qui leur permettraient d’être plus efficaces dans leurs actions….Mais ils existent et il n’y a pas de raison, pour qu’ils ne se fassent pas entendre, surtout en joignat leurs efforts.

Cette société produit des catastrophes au niveau individuel : solitude,  mal être, dépression, hausse des suicides des jeunes et des personnes âgées, agressivité, délinquance.  La violence est encouragée partout : Internet, cinéma, télévision, jeux vidéos, (même des plus jeunes). A cause de l’appauvrissement intellectuel, moral, psychique, les humains, et particulièrement les jeunes ne voient plus de sens à leur vie.

Les normes et contraintes (physiques, professionnelles, esthétiques, sociétales), les règlements excessifs, la pression des horaires, le poids de la « normalité » rendent la vie  de chacun pesante, pleine de tracasseries quotidiennes, d’angoisses.

Paradoxalement, l’industrie du bonheur et de l’épanouissement de soi n’a jamais été aussi florissante. On dépense une fortune pour ressembler à la norme : avoir le physique qu’il faut (beau, jeune, bronzé, musclé…), atteindre « la sagesse » (spiritisme, religions parallèles, sectes, zénitude…). Tout le monde doit ressembler à tout le monde, penser comme tout le monde et faire comme tout le monde. L’Homme perd ce qui fait sa richesse propre, faisant perdre ainsi à la Société, la diversité, essence même de la culture, du bouillonnement intellectuel, de la création. Ce qu’il nous faudrait, ce sont des cours en humanité. Apprendre à accepter la différence, apprendre la tolérance.

Le progrès est-il un bienfait ? Est-ce vraiment se développer  que de détruire des cultures millénaires  pour imposer celle qui est dominante ? Est-ce se développer que de s’industrialiser en créant des conséquences amenant à la désertification, au manque d’eau, aux phénomènes climatiques extrêmes ?  Est-ce se développer que de laisser l’argent être roi et gouverner injustement les hommes, en oubliant une bonne partie de la société et une bonne partie du monde, en semant la frustration et la discorde ?

Le progrès a amené des bienfaits, l’espérance de vie a augmenté partout dans le monde, beaucoup de maladies sont guérissables… mais il a aussi amené de nombreuses régressions intellectuelles et morales. On veut nous faire croire que plus on consomme, plus on est heureux ! Alors on offre aux petites filles des poupées Barbie fabriquées en Chine par des ouvrières aux salaires et aux horaires indécents, profitant, abusant ainsi de la pauvreté des plus faibles.

Le progrès a amené une cruauté d’une violence inouïe. La civilisation a produit un individualisme forcené, une quantification de tout, l’écrasement de l’autre pour être sur le devant de la scène.

Mais il reste de l’espoir. Le devoir des citoyens une fois ce triste constat effectué, est de ne pas se résoudre, de s’engager car rien n’est inéluctable, la volonté de quelques uns qui se feront sans doute traiter d’idéalistes, ou d’utopistes (mais utopisme veut dire qui ne c’est pas encore fait au sens étymologique…) peut changer les choses surtout s’ils sont de plus en plus nombreux. On voit bien un peu partout dans le monde, que ceux qui ne supportent plus cette perte des valeurs et cette dictature techno-économique se lèvent, s’indignent et protestent. Nous aussi, nous pouvons faire notre printemps citoyen, faire notre part

TERLA reprend, réagira sur les sujets de société et les actualités. Nous ne voulons pas nous résoudre à abdiquer, à laisser un monde décadent à nos enfants, nous voulons lutter pour une autre société, un autre monde, aimant, équitable, humain, doux, et solidaire. Nous voulons aider nos concitoyens à réveiller leur conscience, les aider à faire leur part dans la société avec force et conviction. Nous voulons y croire et proposer des alternatives, en dehors de tout esprit partisan. Alors en avant ; joyeusement avançons ensemble vers cette belle tâche !

0 commentaire à “TERLA a été en sommeil ces derniers mois.”


  • Aucun commentaire

Laisser un commentaire